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C'est avec grand plaisir que j'ai écouté votre livre audio cette semaine et je vis déjà des répercussions positives sur mon changement de focus
Chantal Bossé, Chabos

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Entretenir la relation par Sylvie Blanchard

9 avril 2013

accepter d'être merveilleuxÀ la base « entretenir la relation » signifie en prendre soin. Vérifier à ce que le conduit qui circule entre deux personnes demeure ouvert et libre de tout encombrement.

Il va de soi que de temps à autre je vérifie s’il y a des non- dits, des ambiguïtés et même certaines paroles qui risqueraient d’encrasser ce conduit. Il est important de comprendre que ceci peut se faire à mon bout de la relation seulement. Lorsque je me rends compte que quelque chose, une parole, un geste…des mots bloquent le conduit, je les reconnais et les remets immédiatement à la personne visée en lui expliquant que ces mots, ces gestes ne sont pas bons pour moi. De même, si je me rends compte que j’ai moi-même embourbé le conduit je demande à l’autre de me remettre les paroles, les gestes, etc. en lui expliquant que c’était peut-être toxique pour elle, et je laisse la personne décider si oui ou non elle me remettra ce que je lui demande. Cela s’appelle une restitution. En fait, entretenir une relation saine implique de se responsabiliser à son propre bout de la relation et inviter l’autre à faire de même.

La mise en pratique de l’écoute, l’affirmation, dire en parlant au « je » sont des incontournables afin d’entretenir une relation saine.

Bien sur, une relation saine en est une en premier avec soi-même. L’entretient est aussi important à ce niveau, sinon plus. Cela se fait en se revisitant de façon quotidienne. L’introspection serait ici le mot clé à retenir. Le fait de revisiter ses blessures et faire la paix avec son passé en utilisant la symbolisation est entre autres une des techniques ESPÈRE extrêmement efficaces. Pour l’avoir expérimenté à quelques reprises, je me rends compte des répercussions positives que cela apporte dans ma vie. Une des choses qui m’a particulièrement à la fois intéressée et surprise est qu’une émotion est toujours un retentissement…de quelque chose du passé! Fascinant!

Je ne peux parler de relation sans parler de la notion de « mise en commun ». Afin de l’entretenir et la rendre de plus en plus vivante, il est important de communiquer, et ce, de façon relationnelle. C’est-à-dire de parler de moi vers l’autre et jamais sur l’autre. C’est aussi se dire et être entendu, accueillir l’autre et l’entendre lorsqu’il se dit. J’ai découvert au travers la méthode ESPÈRE que d’entendre et être entendu n’est pas tout à fait suffisant. C’est à ce moment que la notion des registres devient importante. Être entendu par l’autre et entendre l’autre dans le bon registre est une autre de ces clés si importantes de la communication relationnelle. Mettre en commun c’est aussi nourrir la relation.

J’invite… Je fais des demandes claires… Je propose… Je mets de l’enthousiasme et de la joie.

Lorsqu’une relation est entretenue et nourrit, elle devient de plus en plus vivante. Un havre de paix se crée. Une telle relation est précieuse. Elle pardonne nos imbroglios plus facilement. La confiance est réciproque et presque rien ne peut l’altérer…c’est cela mettre de la vie dans la vie!

Merci la VIE!

Sylvie Blanchard

Native de la Côte-Nord, Sept-Îles. J’habite la Rive-Sud de Montréal depuis maintenant 10 ans.

J’ai eu mes commerces, j’ai donné des formations, j’ai fait des conférences…
Je cherchais à m’accomplir au travers les relations humaines et c’est en gestion de personnel où j’ai vraiment trouvé le défi que je cherchais et par le fait même ma réalisation.

Des postes de gestions j’en ai occupé plus d’un surtout dans le commerce de détail. Je suis aujourd’hui gérante chez Jardin de Ville et j’aime vraiment mon boulot….

Depuis aussi longtemps que je peux me souvenir, la communication a toujours été, pour moi, une nécessité.

Très jeune je me rendais compte du manque de cohérence et congruence des adultes qui m’entouraient. Fait ci fait ça, ne dit pas ci ne dit pas ça…mais qu’est qui te prends…tu n’as pas besoin d’être si sensible, tu n’iras pas bien loin dans la vie si tu continues comme ça…des phrases qui blessent, des mots qui restent….
Je me suis enfermée dans une bulle de silence bien longtemps afin de comprendre l’incompréhensible. Discrète et secrète, je me suis glissé dans la vie toujours avec cette recherche du trésor en chacun. J’ai intitulé ma vie « La chasse aux trésors ».

Tout ce qui touche le vrai en chacun est devenu une nourriture extraordinaire….que de trésors j’ai trouvés. Je continue toujours cette quête aujourd’hui et c’est au travers de la gestion que je réussis à m’accomplir le plus.
Je suis aussi des formations en communication relationnelle chez Osez.com à Sherbrooke dans le but de continuer à transmettre et devenir de plus en plus un agent de changement et d’évolution. Cette formation de formateur me permettra de ne pas prendre ma retraite et de continuer à transmettre…quoi de plus nourrissant!

Le pouvoir de la lecture par Olivier Gingras-Audet

2 avril 2013

La lecture est à l’esprit ce que l’exercice est au corps.’’ – J. Addison

LoupeIl ne fait aucun doute que la lecture figure très haut sur la liste des habitudes qui ont le potentiel de changer nos vies. En fait, si j’avais à nommer LA chose que je valorise le plus, qui m’emmène le plus à apprendre, à progresser et à me dépasser, ce serait certainement la lecture. Évidemment, ça n’a pas toujours été le cas.

À l’école, comme tout adolescent qui se respecte, je levais le nez sur à peu près tout ce qui se lisait… J’aimais beaucoup trop les jeux vidéo pour passer ne serait-ce qu’une seule seconde devant un bouquin, je ne prenais même pas le temps de faire la lecture des livres sur lesquels portaient nos examens… C’est environ à l’âge de 16 ans, que mon père, un homme d’affaires, a eu une idée un peu étrange. Une idée qui allait changer le cours de ma vie.

« Olivier, la lecture c’est merveilleux. Je ne pourrai jamais t’apprendre tout ce que tu pourras apprendre par toi-même dans les livres. Des gens passent des années entières de leurs vies à faire tout plein de recherches, à tester leurs découvertes, à organiser leurs idées, pour qu’ensuite nous puissions en l’espace de seulement quelques heures en retirer l’essentiel… »
Il n’allait certainement pas m’avoir avec ces belles paroles… Et pourtant il allait finir par me convaincre!

« À partir de maintenant, je m’engage à te payer 7$ de l’heure* pour lire. »

J’imagine encore le gros point d’interrogation dans mon visage…

« Prends n’importe quel de ces livres, allons même à la librairie si tu veux – chaque fois que tu liras un livre qui n’est pas de la fiction, compte ton temps et je te payerai. »

Un peu fou n’est-ce pas? Et bien… Ça a fonctionné!

Il n’a pas eu à me payer pendant plus de quelques mois pour que je développe une vraie passion pour la lecture et je me mette à vraiment comprendre l’importance de prendre ces quelques heures pour tirer les meilleures leçons de vie de certains des plus grands personnages de l’histoire.

Avec un peu de recul, c’est certainement le plus grand point tournant de toute ma vie. Et maintenant, peut-être arriverons-nous à inspirer quelques personnes à faire la même chose?

*Petite note à ceux qui auraient envie d’essayer la même chose : Il est très important de récompenser le temps passé à lire (à l’heure) plutôt que de payer par livre ou par nombre de pages. Payer par livre encourage la quantité, alors que de récompenser à l’heure encourage la qualité.

 

 »Je m’appelle Olivier Gingras-Audet, j’aime apprendre, passer du bon temps… Et j’adore faire les deux en même temps! Au plaisir de lire vos commentaires et d’échanger avec vous! »

Truc pour revenir au moment présent

22 mars 2013

Je vous reviens après un rhume d’homme et j’ai enfin décidé de prendre du temps pour revenir au moment présent! Bon visionnement! Bon coup de pied de la semaine!

Au-delà du voile… par Manon Labrecque

19 mars 2013

Noix

Les préjugés sont subtils…  Ils se parent souvent d’une aura de sous-entendus sociaux qui nous font les endosser sous prétexte que nous sommes ouverts d’esprit ou que nous voulons la liberté à tout prix.

Je vais vous faire part d’une expérience vécue il y a quelques années pendant que ma fille luttait pour sa vie à l’hôpital général de Montréal.

Elle a 17 ans et est dans le coma depuis quelques semaines suite à un accident de la route.  Traumatisme crânien sévère.  Je la veille tous les jours, j’attends un signe d’éveil, je surveille les tubes d’alimentation, le respirateur, les perfusions, le moniteur cardiaque, bref je suis en attente d’un signe.

Un matin, j’arrive comme à l’habitude dans sa cellule de verre et tout est comme la veille…  En face dans une chambrette identique qui était vide hier,  une jeune femme est couchée, reliée elle aussi à des machines.  Un beau visage encadré de cheveux noirs, des mains fines posées sur le drap blanc et près d’elle, une femme d’âge mûr toute vêtue de noir et portant le foulard islamique.  Chacune avons un enfant à sauver. Je la vois de temps à autre jeter un regard furtif vers nous; je fais la même chose.  Je finis par lever la tête et lui sourire parce que je sais comment on peut se sentir seule et démunie face à la fatalité qui rôde.

Elle vient vers moi; les yeux rougis et la main tendue vers ma fille elle me parle dans une langue que je ne connais pas.  Puis doucement, elle me regarde et me désignant du doigt elle me dit : « Mamma? »  Je lui fais un signe de tête en m’exclamant, « Oui, je suis sa maman! »  Je la regarde, je regarde sa fille et je lui dis à mon tour « Mamma? ». Je compris que c’était sa fille.  Nos regards n’ont plus besoin de mots.  Les mains se joignent dans un élan de compassion respectueux d’une profondeur qui semble venir de la nuit des temps.  Il n’y a plus de voile, plus de religion, plus de nationalité; rien que la pure communion de deux femmes souffrant devant leur impuissance à sauver leurs enfants.

Deux jours plus tard, sa « Belle au bois dormant » s’est éveillée et son transfert a été organisé.  Cette femme qui avait marché vers moi allait partir…  Une dernière fois elle est venue à nous.  Elle a caressé le visage de Virginie et a fait une prière à Allah.  Elle m’a ensuite souri et a dit ce mot qui contient toutes les joies et toutes les souffrances : « Mamma ».   C’était son cadeau d’adieu; un souffle de réconfort sans phrases compliquées, sans accolades larmoyantes.  Merci à toi qui es passé dans ma vie pour me dire que le cœur n’a pas de frontières.

Elle n’était pas la seule à briser ma bulle de préjugés…  Le neurochirurgien qui a sauvé le cerveau de ma fille était d’origine Sikh. Il était d’une humanité incroyablement apaisante. Merci d’avoir respecté ma douleur et de m’avoir donné le temps dont j’avais besoin sans jamais me faire sentir que vous perdiez le vôtre.

Un des préposés qui venait changer les couches de ma fille et la laver était gai ; il prenait le temps de lui parler, de brosser ses cheveux et m’apportait souvent un café ou me faisait  la conversation pour me distraire un peu.   Des infirmières arabes, haïtiennes, portugaises, dévouées, sensibles et à l’écoute étaient là pour les soins, mais aussi pour cajoler, mettre les photos de notre famille au mur, s’assurer que la musique qu’on apportait pour Virginie joue toute la journée pour garantir son confort.

J’ai connu des personnes extraordinaires de toutes appartenances et souvent, j’ai constaté que le voile était devant les yeux de la personne qui juge.  Le mien est tombé dans cet hôpital et j’en suis heureuse.  Je ne suis pas naïve, mais qui suis-je pour juger une autre personne que moi-même?  Si quelqu’un veut porter un jugement sur moi je lui dirai qu’il ne connait pas toute ma vie, qu’il ne sait pas par où je suis passée, etc.  Il en est de même pour chaque être humain.

Mon souhait : Que chacun lève son propre voile intérieur et regarde le cœur de ses semblables.

Manou

BIO – Manon Labrecque

Manou  c’est le nom qui m’a été donné par les gens qui m’aime.  C’est pourquoi je l’utiliserai ici car mes mots, mes réflexions et mes expériences vous sont offerts avec amour.  Mon but dans la vie est d’être heureuse; tout bonnement.  Pourtant la tâche n’est pas simple.  J’ai dû faire des deuils, des choix, des pas dans le noir, des « lâcher prises », mais aussi apprendre à trouver et accepter les cadeaux de la vie, me faire confiance et choisir d’aller au sommet de mon épanouissement. Je grimpe toujours mais maintenant la route est moins abrupte, le ciel plus clair et l’air beaucoup plus pur…

Je suis une mère, une grand-mère, une amie, une fille, une sœur de cœur, une femme autonome, sexuée, instruite, amoureuse et libre de mes pensées et ayant foi en mon libre-arbitre. Si je peux vous donner la main pour faire quelques pas ou tout simplement vous inspirer à tenter l’ascension de votre sommet personnel, j’aurai donné au suivant…

Un grain d’instant présent par Louis Maltais

14 mars 2013

Je suis dans un café. Ma tête est dans le questionnement. Mon corps retient une boule du passé. Mon être écrit ces mots. Ma tête juge la pertinence de ce qui s’écrit. Mon corps, lui, s’écrie.

J’entends la musique, les pas par-dessus le bruit vibrant de la machine à café. Ma tête trouve la mélodie captivante et se laisse emporter. Mon corps veut danser la légèreté. Le temps s’efface ici maintenant parce que j’ouvre mon cahier. J’implique mon corps et j’ouvre mon coeur. Le sablier peut patienter le temps que je libère quelques morceaux de ma boule d’anxiété. Le noyau des blessures refoulées cherchent un chemin et se laissent attirer par une lumière. La vague d’un instant présent traverse mon corps.
Mon cou cherche une épaule.
Mon coeur cherche une main.
J’ouvre un canal qui me fait pleurer. Je retiens mon sablier, je ne peux pas l’abandonner. J’ignore ce qui s’est passé mais je saurai l’oublier.

Je respire, ici, maintenant. La boule se met en mouvement et ma tête se rappelle. Elle se souviendra de ce cahier dans ce café encré dans un grain d’instant présent. Le sablier continue de patienter pendant que ma tête retient un bout du passé et que mon corps ondule pour oublier.

Je suis en quête d’une fin agréable.

Je reviens à la réalité, reprends mon sablier et ferme ce cahier.

Louis